
Je m’en souviens comme si c’était hier.
Le poste de mes rêves venait d’ouvrir. Celui auquel je pensais depuis des mois.
Mais je n’ai pas osé postuler. Je me suis dit que je n’avais pas assez d’expérience. Que ce n’était pas pour moi.
Et puis un jour, après un verre avec une collègue, je me suis décidée. J’ai envoyé un mail. Titre : “Take a chance on me”. Motivée, vulnérable, sincère.
Réponse ? Silence. Puis un non… que je n’ai pas compris.
J’ai été dévastée.
Et pourtant… Quelques semaines plus tard, un autre poste s’est ouvert. Pas celui que j’attendais, mais un poste qui m’a beaucoup appris, un poste qui m’a permis de me redéployer, de me repositionner et de reprendre confiance.
Quand on parle d’échec, on oublie souvent ceci : Ce n’est pas toujours un stop.
C’est parfois un détour. Ou mieux : un raccourci vers quelque chose de plus aligné.
Mais on ne le voit pas tout de suite. Sur le moment, ça fait mal.
Ça fait mal à l’ego, à l’estime, à l’image qu’on se faisait de la suite.
Alors non, on ne va pas vous dire : « Tout arrive pour une raison ».
Parce que c’est souvent trop tôt, et que c’est un peu trop facile.
Mais avec du recul, certaines portes fermées m’ont emmenée exactement là où je devais être.
Dans notre parcours professionnel, comme dans notre vie personnelle, il y aura toujours des déceptions, des fausses routes, des virages imprévus.
Mais si on accepte de ne pas tout contrôler, si on accepte d’écouter ce que ces “non” veulent peut-être dire, on découvre parfois que la redirection était la bonne direction.
Et c’est cela aussi, vivre son Big Job, Big Life : C’est tomber parfois, mais c’est surtout continuer d’avancer avec confiance, dans la bonne direction.
Bliss bizz
Arli